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Interrogations sur le cybersexe

T

out le monde s’accorde à reconnaître aujourd’hui, que le monde virtuel Second Life n’a rien d’un jeu. Cet univers persistant au sein duquel tout un chacun peut déambuler et rencontrer d’autres personnes, élargit chaque jour la palette d’activités qui y est proposé. On a vu se développer des performances artistiques, des activités commerciales et lucratives, de l’activisme politique. Il n’est donc pas étonnant que la sexualité y tienne une place importante, manifestement en plein développement.

Si l’offre de cybersexe semble relativement abondante dans Second Life, que ce soit dans un cadre commercial ou non, il reste que sa pratique demande une certaine compétence technique, en particulier parce que cette dimension n’a pas été prévue par les concepteurs de cet univers. Le magazine culturel en ligne Fluctuat détaille très concrètement le parcours du combattant par lequel l’amateur de cybersexe doit passer avant de trouver satisfaction, à commencer par se doter d’organes génitaux, dont son avatar est dépourvu par défaut... Ensuite, il est nécessaire de programmer des comportements et des postures qui ne sont pas prévues à l’origine ; et ainsi de suite.

Une relation sexuelle contrainte est-elle possible dans Second Life ? Techniquement, la réponse est positive. Une rumeur, dont on n’arrive pas à déterminer s’il s’agit d’un canular ou d’un fait réel, fait l’objet d’un certain nombre de commentaires sur les sites spécialisés en matière de droit des univers virtuels. Selon cette rumeur, une plainte pour viol aurait été déposée auprès de la police belge relative à des fait qui se seraient déroulés dans Second Life. A ceux qui se demandent comment un avatar pourrait être violé, on peut répondre que lorsqu’un avatar décide d’« utiliser » un objet qu’il rencontre dans Second Life, c’est en fait l’objet qui prend possession temporairement de l’avatar pour lui faire accomplir les actions voulues par son propriétaire. Un objet n’est donc rien d’autre qu’un script recouvert d’un habillage graphique, qui fait faire un certain nombre de choses aux avatars. On imagine donc aisément qu’il est possible de concevoir des objets piégés qui peuvent tromper des joueurs et faire faire à leur avatar tout autre chose que ce qu’ils anticipaient en déclenchant l’utilisation de cet objet.

Au delà de ces considérations techniques, le plus intéressant reste la discussion juridique qui se développe à partir de ce cas : un viol virtuel est-il un viol ? Les multiples réponses qu’on peut apporter à cette question découlent d’une analyse fine de la nature des relations qui s’établissent entre une personne et son avatar. Si l’identité est vécue comme complète, alors le viol virtuel est un viol. La position est cependant difficilement soutenable et conduirait rapidement à un certain nombre de difficultés. A l’autre extrême, on ne peut pas réduire cet acte à rien. Nul ne doute que voir son avatar violé constitue un préjudice qui peut aller, selon l’intensité de l’identification, du simple désagrément au véritable traumatisme. Un certain nombre de commentateurs penchent donc pour assimiler ce crime à une forme de harcèlement sexuel.

Le débat n’est manifestement pas clos et constitue une bonne occasion de s’intéresser à la nature de la relation qui s’établit entre une personne et sa représentation dans ces univers virtuels. A n’en pas douter, ces relations deviennent chaque jour de plus en plus concrètes et importantes. La société Linden Lab, qui a inventé et gère aujourd’hui Second Life, est en train de le comprendre : elle vient de mettre en place un contrôle plus strict de l’identité des participants, en particulier pour tenir les mineurs écartés de zones inappropriées.

  • Interrogations sur le cybersexe 17 mai 2007 14:53, par second life cordican poitier

    il suffit de se teleporter ailleurs ou terminer le programme par la suite une plainte peut etr adressee pour banissement

    il y a pire l installation de secte qui pratique le BDSM « » PRATIQUE DE L ESCLAVAGE ACCEPTE, « » LA CREATION DE CLUB PORTANT LE NOM DE violent rapping" s affichant comme rapiste= violeur et utilisant des sex room pour violeur :(

    Répondre à ce message

INFOS

date de publication:
12 mai 2007

source:
Virtuel Rape is traumatic ; but is it a crime ?

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Cette cration est mise disposition sous un contrat Creative Commons.


auteur :
Piotrr


Responsable éditorial d’Homo Numericus

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