e mouvement des archives ouvertes, qui vise à garantir le libre accès aux résultats de la recherche grâce à la mise en ligne de bases d’articles scientifiques que les chercheurs alimentent eux-mêmes, prend de l’ampleur en France. L’ensemble des organismes de recherche et d’enseignement supérieur, viennent en effet de signer un protocole d’accord pour mettre en place une plate-forme commune de publications, étendue au niveau national.
De fait, la plate-forme existe déjà. Il s’agit de l’archive ouverte HAL (pour Hyper Article en Ligne), développée par une unité lyonnaise du CNRS, le Centre pour la Communication Scientifique Directe, depuis 2001. A l’origine, HAL devait être un miroir français de la grande base de publication internationale en physique des hautes énergies, baptisée ArXiv. Mais, au fil des années, l’initiative a su susciter l’intérêt d’autres disciplines (y compris dans les sciences humaines et sociales, aboutissant à la déclinaison HAL SHS) et de plusieurs établissements de recherche (comme l’INRA ou l’INSERM).
De nombreux enjeux s’accumulent autour de cette archive. Il s’agit, bien sûr, dans un premier temps, d’assurer un libre accès à la part la plus étendue possible des publications scientifiques issues de la recherche publique, dans le droit fil de la Public Library of Science, puis des déclarations de Budapest, Bethesda et Berlin. Mais il s’agit aussi clairement d’améliorer la visibilité de la recherche française dans un contexte marqué par l’intensification de la compétition internationale dont le classement de Shangaï est le symptôme le plus évident.
Il s’agit peut-être aussi en dernier lieu pour les institutions partenaires, de disposer d’un outil d’évaluation de leurs équipes de recherche dans une perspective davantage bibliométrique dont les contours ne sont pas encore véritablement définis.
date de publication:
12 octobre 2006
source:
Dossier de presse

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