out le monde connaît désormais l’histoire de Brianna LaHara, cette jeune américaine de douze ans issue d’une famille modeste et poursuivie par la RIAA comme 260 autres personnes pour avoir échangé des fichiers musicaux sur Internet. A l’issue d’une négociation entre son avocat et ceux de ses accusateurs, sa mère accepta de payer 2000$ à la RIAA en guise de dédommagement, en l’échange d’un arrêt des poursuites.
L’affaire rebondit maintenant, explique le Washington Post, puisque les sociétés distribuant les logiciels permettant d’accéder à ces réseaux, désormais unis pour défendre leur point de vue, ont offert de payer à la jeune Brianna le montant de sa dette.
« Je pensais que les deux Joes, McCarthy et Staline étaient morts, a déclaré Wayne Rosso, le patron de l’un d’eux. Mais je viens de me rendre compte qu’ils sont vivants, bien portants, et à la tête de la RIAA ». Nul doute que ce type de déclaration ainsi que le geste chevaleresque envers l’adolescente préludent à une intense guerre de légitimité des acteurs de la distribution de musique en ligne devant les consommmateurs. Face aux ténors du copyright qui déclarent « tous pirates ! », les réseaux p2p jouent la carte de la modernité en renvoyant leurs adversaires à une époque qu’ils veulent désormais révolue. Ce faisant, ils sortent pour la première fois le dossier des tribunaux, qui leur ont infligé de cinglantes défaites, pour le porter sur un terrain plus politique. Et de prendre le public à témoin, ce qui est la moindre des choses quand on sait la popularité de telles pratiques.
date de publication:
11 septembre 2003
source:
File-Sharing Companies Offer to Pay Girl’s Settlement

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