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Quand les fournisseurs d’accès font la police, la censure n’est jamais loin

C

’est arrivé récemment à New York, mais cela pourrait aussi bien arriver ici. The Thing est un petit fournisseur de services internet à destination d’artistes et d’activistes new-yorkais. Parmi leur quelques centaines de clients, les fameux Yes Men, un groupe d’artistes engagés, bien connus pour avoir « piraté » une réunion de l’OMC l’année dernière. Cette fois, il se sont attaqués à l’entreprise Dow Chemical en créant un site parodique, immédiatement attaqué, dès qu’ils en eurent connaissance, par les juristes de Dow Chemical. Lesquels se sont adressés à ...Verion, le géant des Télécoms auprès de qui The Thing est client.

Résultat, Verion a suspendu l’accès, non pas au site des Yes Men, mais à l’ensemble du réseau The Thing, qui, selon ses responsables, a par ailleurs, le mauvais goût de ne pas être rentable pour le mastodonte. Et cette suspension est en passe d’être définitive. Mais sur quelle base juridique ? Le DMCA bien sûr, bien qu’il s’agisse, pour un certain nombre de juristes, d’un détournement clair de cette loi destinée à protéger la propriété intellectuelle.

Mais sur quoi portait donc la parodie des Yes Men ? Sur la catastrophe de Bhopal, provoquée par une usine chimique de Union Carbide, détenue par Dow Chemical. De l’humour noir en somme.

INFOS

date de publication:
2 février 2003

source:
« The meanness of Dow et Verio »

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